Max Ophüls

Lola Montès

Générique

Pays :
France-Deutschland
Année :
1955
Réalisateur :
Max Ophüls
Version :
vostFR
Durée :
116 minutes
Format/Type de support :
digital
Acteurs :
Martine Carol, Peter Ustinov, Anton Walbrook
📚 D’après le roman « La Vie extraordinaire de Lola Montès » de Cécil Saint-Laurent

synopsis

Sous un chapiteau géant, un écuyer présente Lola Montès, comtesse Maria Dolorès de Lansfeld, et sa « vie extraordinaire représentée par toute la troupe en pantomimes, acrobaties, tableaux vivants avec musique et danse ». Le spectacle retrace la vie tumultueuse de cette ancienne courtisane qui fit tourner tant de têtes en Europe…

Chef-d’œuvre absolu, symphonie visuelle en format CinemaScope et aux couleurs aussi éclatantes que « des cravates américaines » (Max Ophuls), mais échec commercial face à un public parisien déçu dans son attente du film érotique annoncé, Lola Montès fut massacré après sa sortie en décembre 1955 par des producteurs affolés.

Le film a été splendidement restauré en 2006, fruit d’une collaboration entre la Cinémathèque française et Les Films du Jeudi. La Cinémathèque de la Ville de Luxembourg a pu contribuer à cette restauration avec une copie de travail positive, contenant des plans introuvables ailleurs. Cette restauration a permis de retrouver la splendeur originale de Lola Montès, en restituant les couleurs, le son et le montage d’origine.

La restauration de Lola Montès était nécessaire pour mettre en valeur la magnificence de ce film historique – à l’époque, la production française la plus chère de l’histoire – et du procédé Eastmancolor utilisé par Ophuls (le résultat n’était pas prévu par le cinéaste, mais qu’il en fut tout de même satisfait). Les couleurs éclatantes et criardes, totalement invraisemblables – ce qui valut au film les louanges de François Truffaut –, sont le reflet à la fois de l’âme de Lola (comme ce bleu foncé qui l’enveloppe, peut-être symbole d’un vide existentiel) et de la dimension onirique permanente, où l’on bascule entre rêve/cauchemar et réalité et où toute notion de temps, de lieu, disparaît progressivement dans le néant.

Critikat

visuel de : Lola Montès

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