Film & Politik

Introduction à un classique sur la Résistance Projection : L'Armée des ombres

Ciné-conférence par Yves Steichen (CNA) | Introduction ponctuée d’extraits de films | environ 30’ | en langue française

Réalisé en 1969 par Jean-Pierre Melville, lui-même ancien résistant, L'Armée des ombres adapte le roman de Joseph Kessel et interroge l'imagerie héroïque de la Résistance.

Autour de Philippe Gerbier (Lino Ventura), le film suit un petit réseau – Simone Signoret, Paul Meurisse, Paul Crauchet – confronté à l'attente, à la clandestinité et à des choix moraux souvent impossibles. Loin de tout triomphalisme, Melville propose une lecture sobre et distanciée de la Résistance, centrée sur la loyauté et le sacrifice, soulignée par une composition visuelle réduite à des tonalités de gris et de bleu. À sa sortie, le film fut d'abord en partie mal reçu – perçu, ironiquement, comme porteur du récit traditionnel « gaulliste » de la Résistance alors que le général de Gaulle venait de quitter ses fonctions quelques mois plus tôt – avant de s'imposer comme l'une des représentations les plus nuancées de la lutte clandestine au cinéma.

Précédant la projection, une introduction analyse la représentation de la Résistance dans le film et situe celui-ci tant dans son contexte de production que dans l'histoire du cinéma, en regard d'autres films consacrés à la Résistance.

Dans le cadre de la 10e saison du cycle de conférences "Film & Politik", en partenariat avec le Zentrum fir politesch Bildung (ZpB), le Centre national de l’audiovisuel (CNA)



► Suivi de la projection de : 

 

Générique

Titre :
L'Armée des ombres
Pays :
France-Italie
Réalisateur :
Jean-Pierre Melville
Version :
vostEN
Acteurs :
Lino Ventura, Simone Signoret, Paul Meurisse, Jean-Pierre Cassel

synopsis

Les activités et la vie extrêmement difficiles d‘un réseau de résistants sous l‘occupation allemande...

L'Armée des ombres

Pour Jean-Pierre Melville, qui était résistant avant de rejoindre Londres, ce film était un morceau de sa mémoire. Le film est grave, non manichéen, anti-spectaculaire. Les personnages y sont dépeints comme des êtres courageux, idéalistes, avec leur ambiguïté, leurs faiblesses. Ni pétarades d’armes à feu ni mots historiques.

Télérama

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