Dimanche 24 mai 2026 10:00
Langues: deutsche Originalfassung lieux: Théâtre des Capucins
Apparue à la fin des années 1950 en France, la Nouvelle Vague était moins un mouvement unifié qu’un esprit commun de rébellion contre la « Tradition de la qualité » dominante dans le cinéma français, avec ses adaptations littéraires, ses productions tournées en studio et son style excessivement soigné. Les cinéastes de la Nouvelle Vague – dont beaucoup étaient d’anciens critiques de cinéma pour l’influente revue 'Cahiers du cinéma' – ont rejeté ce modèle au profit d’un cinéma fondé sur une immédiateté brute et mouvementée, profondément personnelle, ce qui a contribué à lancer l’idée des réalisateurs comme auteurs de leurs films.
Des films fondateurs comme Les Quatre Cents Coups de François Truffaut et À bout de souffle de Jean-Luc Godard (tous deux de 1959) ont annoncé ce tournant avec une force saisissante : caméra à l’épaule, lumière naturelle, tournages en décors réels, jump cuts et récits ouverts, vibrants de vie. Au-delà des « blockbusters » de la Nouvelle Vague signés Truffaut et Godard, qui incluent aussi Jules et Jim et Le Mépris, il y a également place pour des œuvres moins souvent projetées mais tout aussi importantes, telles que Paris nous appartient de Jacques Rivette, Le Beau Serge de Claude Chabrol, Cléo de 5 à 7 d’Agnès Varda et Adieu Philippine de Jacques Rozier, qui explorent toutes la manière dont de jeunes passionnés tentent de se frayer un chemin dans une société d’après-guerre complexe. Ensemble, elles illustrent l’esprit de la Nouvelle Vague : une immédiateté émotionnelle, une liberté formelle et une grande exigence intellectuelle.
Une ciné-conférence ainsi que plusieurs présentations permettront au public de mieux contextualiser les idées et la vision de ces jeunes cinéastes qui ont brisé toutes les règles. Un programme de courts métrages, comprenant des œuvres de jeunesse de Truffaut, Rozier et Varda, remet en question la vision parisienne de la Nouvelle Vague en mettant en avant des films tournés dans le sud de la France. Pris dans leur ensemble, ces films révèlent la Nouvelle Vague non seulement comme un moment historique, mais aussi comme un rappel que le cinéma peut toujours être interrogé puis réinventé.
I begin a film believing it will be amusing — and along the way I notice that only sadness can save it.
François Truffaut
Dimanche 24 mai 2026 10:00
Langues: deutsche Originalfassung lieux: Théâtre des Capucins
Dimanche 14 juin 2026 15:00
Langues: sans paroles lieux: Théâtre des Capucins
Dimanche 10 mai 2026 10:00
Langues: sans paroles lieux: Théâtre des Capucins